mercredi 18 février 2015

Sélection du moment...

Fraichement arrivé ce matin avec le gel ...

La lettre à Helga, Bergsveinn Birgisson, Points, 6€50.





Banquise, Paul-Emile Victor, Points aventure, 8€60


Pour continuer dans la fraicheur:

 L'hiver aux trousses, Cédric Gras, Stock, 19€50, compagnon de voyage de Sylvain Tesson lors de leur périple en side-car en suivant la retraite napoléonienne de 1812 (Berezina, Sylvain Tesson, Guérin, 19€50). 
Auteur également de Vladivostok, neige et moussons (Libretto 8€70) Le Nord c'est l'Est, aux confins de la Fédération de Russie qui vient juste de passer en pocher chez Libretto (9€10)


Cédric Gras est un écrivain géographe. Ou plutôt un écrivain de la géographie, et aussi un arpenteur, un baroudeur érudit, l’un de ceux qui n’hésitent pas quand il faut tracer un trait entre Yakoutsk et Vladivostok, et parcourir l’Extrême-Orient russe, l’hiver aux trousses, en accompagnant l’automne. Des contrées polaires à la mer du Japon, la « chasse aux feuilles rouges » d’un long été indien a guidé ses pas.


Au cœur de territoires dont les noms sont autant de promesses de rêves, et parfois de terribles désillusions, il dialogue avec les fantômes de l’épopée tsariste, trinque avec les derniers du progrès soviétique, et raconte la Russie pacifique contemporaine. Aux confins du pays, au bord de l’Orient, le voici qui s’avance sur les traces des grands voyageurs.


 




Dictionnaire amoureux du journalisme, Serge July, Plon, 25€


Dictionnaire de la rature, Maupeou, Sancerni, Trouillot, Acte sud, 9€80


Le gang du kosmos, Kenneth White, Wildproject, 24€



 De nouveau disponible à la librairie:

Haut Val des loups, Jérôme Meizoz, Zoe, 13€ (coup de cœur Romain)


Un membre permanent de la famille, Russel Banks, Acte sud 22€ (coup de cœur Romain)



dimanche 15 février 2015

Notre programmation pour le printemps des poètes


 

Vendredi 6 Mars à 17h30 : Lecture sur la thématique Poésie et engagement avec Michaël Glück et Paul de Brancion

Écrivain, traducteur, Michaël Glück a écrit de nombreux ouvrages de poésie ainsi
que des pièces de théâtre. Il est traduit en Anglais, Italien, Allemand, Espagnol, Chinois, Catalan, Roumain, Ukrainien et Coréen.
Paul de Brancion a écrit des romans et de la poésie, il est rédacteur en chef et fondateur de la revue SARRAZINE. Il s’implique régulièrement dans des projets artistiques transversaux notamment avec des compositeurs de musique contemporaine. Il vit et travaille entre Paris et Nantes où il organise et anime les Rendez-Vous du Bois Chevalier, rencontres annuelles consacrées à la littérature et à la poésie.








Samedi 28 Mars à 18h :Insurrection poétique avec Jean-Albert Guénégan

Jean-Albert Guénégan, poète morlaisien, viendra nous faire une lecture sur la thématique de l'insurrection poétique à travers les textes de Nazim Hikmet - poèmes de « Il neige dans la nuit », de
Robert Desnos, Luc Bérimont, René Guy Cadou (deux textes : Ravensbruck et Les fusillés de Chateaubriant) ainsi qu'un texte de sa composition sur les événements de Janvier. La lecture durera environ 40 minutes.


Samedi 4 avril à 18h : Rencontre, entretien et discussion avec Yvon Le Men

Nous aurons le plaisir de recevoir Yvon Le Men pour nous présenter son dernier texte «  En fin de droits » édité par Bruno Doucey. La rencontre se déroulera sous la forme d'un entretien avec la participation de Thérèse Bardaine (écrivaine Morlaisienne) et d'une lecture de son recueil.

Dans En fin de droits, Yvon Le Men lance un appel au secours, «un cri qui se joint à d'autres cris», contre la réforme des intermittents du spectacle. Affilié depuis 1986 à ce régime, le poète est aujourd'hui radié et contraint de rembourser 29 796 € d'indemnités. Discussion et dédicace.



 


Samedi 18 Avril : Chasse aux Haïkus avec Alain Kervern.

Alain Kervern est né à Saïgon. Diplômé de l’École Nationale des Langues Orientales Vivantes, et de l’université de Paris VII, il revient à Brest en 1973, où il a enseigné le japonais à l’Université de Bretagne Occidentale. Il a traduit de nombreux ouvrages traditionnels de haïku. Il a récemment publié les Haikus des cinq saisons aux éditions Géorama (Brest).
La chasse aux Haikus se déroulera sur trois heures avec un groupe (10-12 personnes maximum)
Présentation de ce qu'est un Haïku à travers des exemples. Puis le groupe se déplacera pour découvrir une exposition, ou un lieu intéressant. L’idée est de faire vivre au groupe un moment de convivialité et de créativité. C’est au cours de ce moment que chacun pourra noter ce qui attire son attention ou frappe son imagination. Enfin retour au lieu de départ, et les participants restitueront alors ce qu’ils auront vécu suivant les techniques du haïku transmises par l’animateur. Se feront alors une mise en commun et un échange pour améliorer encore et encore les poèmes qui auront été composés. (Réservation obligatoire)

 

vendredi 13 février 2015

Edition Wildproject

Une maison d'édition qu'on aime particulièrement!

Deux nouveaux titres et pas des moindres!

Le Gang du Kosmos, poétique et politique en terre américaine, Kenneth White, 24€

Le Gang du Kosmos est une cavalcade sauvage en compagnie de quatre poètes américains : Allen Ginsberg, William Carlos Williams, Gary Snyder et Robinson Jeffers.
Dans le sillage du projet de Walt Whitman, Kenneth White nous offre un jet continu de poésie sur un ring surchauffé, une séance ivre de littérature à quatre voix, une soirée entre amis qui se prolonge dans la nuit jusqu'au matin.
Pas de chronologie dans le déroulement de cette "ligne whitmanienne" au fil du 20e siècle : le temps s'enroule dans une spirale qui va et vient entre New York, la Russie, San Francisco, la Chine, Big Sur et le Gange.
L'hommage spectaculaire d'un poète à quelques-uns de ses confrères électifs, dans une atmosphère d'émulation dont seul le vieux Whitman sort indemne.
Écrit en 1978, inédit jusqu'à ce jour, Le Gang du Kosmos s'impose comme une clef de voûte dans l'oeuvre de White. Et sans doute comme l'un des meilleurs livres jamais écrits sur l'Amérique.

 Ce qui a lieu, essai d'écopoétique, Pierre Schentjes, 22€


"Il n'y a que le monde qui parle."
– Pierre Gascar
Quelle place les littératures contemporaines font-elles à la nature ? Comment représentent-elles nos relations au monde naturel ?
Schoentjes propose ici le premier panorama français et européen d'écopoétique : l'étude du rapport entre la littérature et l'environnement naturel. À contre-pied des approches dominantes, Schoentjes s'intéresse à une littérature de nature plus cosmopolite, moins engagée et davantage tournée vers le monde concret.
Ce qui a lieu explore l'oeuvre d'auteurs célèbres ou à redécouvrir, entre écriture du réel et récits de nature – comme Claude Simon, Jean-Loup Trassard, Pierre Gascar, mais encore l'Italien Mario Rigoni-Stern, le Finlandais Arto Paasilinna…
Là où l'écocritique américaine est centrée sur la nature sauvage, cet essai propose de mettre au coeur de l'écopoétique européenne l'idée de lieu. Ce qui a lieu voudrait contribuer à ouvrir un nouveau champ critique.

samedi 7 février 2015

Petite rentrée littéraire de janvier, notre sélection


Lecture en cours Romain
En octobre 1812, littéralement piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence la retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’histoire humaine. La retraite est une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer.
Deux cents ans plus tard, je décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle. Le géographe Cédric Gras, le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly, sont de la partie. Pour l’aventure, nous enfourchons des side-cars soviétiques de marque Oural. Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, nous allons dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 15 XII 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nous lisons les Mémoires du général de Caulaincourt. Le soir, nous nous assommons de vodka pour éloigner les fantômes.
Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher et que les contingences se pliaient toujours aux rêves?
Mais très vite, nous devons abandonner ces questions méta- physiques car un cylindre vient de rendre l’âme, la nuit tombe sur la Biélorussie et trois foutus camions polonais sont déjà en travers de la route.Sylvain Tesson


Coup de cœur Romain
Quelques extraits choisis par Romain:

« Mais quand je me suis présenté au guichet et que j'ai rendu mon fusil, ça m'a coupé dans mon élan. C'était la première fois que je me séparais de mon arme depuis des mois. Je ne savais plus où mettre les mains. D'abord, je les ai mises dans mes poches, puis je les ai ressorties et j'ai croisé les bras, et finalement, je les ai laissées retomber, inutiles, le long du corps. » page 14

« Voilà, c'est comme ça que s'est passé mon retour à la maison. C'était chouette, je dirais. Rentrer c'est comme respirer pour la première fois après failli se noyer. Même si ça fait mal, c'est bon. » page 18

« On a pris ma prime de combat et on a acheté des tas de choses. C'est comme ça que l'Amérique riposte aux terroristes. » page 20

« Il y a des types qui grimpent directement au rouge. Ils y restent pendant un moment, et puis ils s'écrasent, ils retombent en dessous du vert, plus bas que le niveau «  J'en ai rien à foutre de mourir. » La plupart des autres restent à l'orange en permanence.
Vous voulez savoir ce qu'est l'orange ? Vous ne voyez plus et vous n'entendez plus comme avant. La chimie de votre cerveau change. Vous saisissez tous les détails de votre environnement, absolument tous. Je pouvais repérer une pièce cents à vingt mètres de distance dans la rue. » pages 21 – 22

« La porte de derrière mène à la cuisine. A droite, OK. A gauche, OK. En haut, OK. A l'arrière, OK. Cuisine, OK. On avance, on ne se regroupe pas, on continue à avancer. Lentement, question de fluidité. La fluidité, c'est la rapidité. Le groupe du caporal-chef Sweet vous nettoie une maison comme l'eau qui coule dans un ruisseau. »

« Le 1er Bataillon du 9e marines. The walking Dead.
Les devises des bataillons étant ce qu'elles sont, ils ont probablement la meilleure. Grâce au Vietnam, le 1/9 se targue de détenir le record du plus haut taux de morts au combat dans toute l'histoire du corps des marines. Les marines, qui aiment se voir comme des chiens enragés d'une agressivité suicidaire, et qui parfois se comportent de manière à être à la hauteur d'une telle image de soi, considèrent qu'un tel record, c'est « super ».

« Vous courrez suffisamment vite et au bout d'un moment, c'est bon, toutes les émotions contenues s'expriment dans le mouvement de vos bras, la brûlure dans votre poitrine, le poids lent et pesant de la fatigue dans vos jambes, et vous pouvez vous laisser aller à penser tout simplement. Vous pouvez penser en éprouvant de la rage, du chagrin, n'importe quoi, et cela ne vous déchire pas, parce que vous êtes en train de faire quelque chose, quelque chose qui est assez dure pour que vous le ressentiez comme une réponse appropriée à l'agitation dans votre esprit. Les émotions ont besoin d'un exutoire physique. Et si vous avez un peu de chance, le physique prend le pas sur tout le reste. Cela m'arrivait autrefois, quand je pratiquais le combat libre. Vous vous épuisez jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que la douleur et l'euphorie. Quand vous atteignez cet état, le reste ne vous manque plus, tous les petits sentiments que vous éprouvez. » page 278


Lecture en cours Romain
L'auteur de la Vallée Seule revient avec un nouveau titre. André Bucher est un écrivain paysan souvent catalogué écrivain du terroir, alors qu'il n'en est rien. Il s'agit sûrement de l'un des meilleurs écrivains français actuels de Nature Writing.
A la fois poétique et proche de la nature, André Bucher s'attache à décrire un territoire et son intimité!

A découvrir absolument si vous ne connaissez pas.


Lecture en cours de Romain
Aude Seigne avait remporté le prix Nicolas Bouvier lors de la sortie de son dernier texte aux éditions Zoe: Chronique de l'Occident Nomade. Elle revient ici avec une écriture empreinte de nostalgie. Un récit de voyage dans le temps, et à la recherche de soi.
Coup de cœur Romain
Russell Banks renoue avec brio dans l'écriture de nouvelles. Un exercice qu'il maîtrise sur le bout des doigts. A travers 12 nouvelles, il dresse un portrait social de l'Amérique d' Obama.




jeudi 5 février 2015

Fin de Mission, Phil Klay extraits

Fin de mission, Phil Klay, Gallmeister, 23€80



Parce que des extraits parlent souvent plus qu'un coup de cœur, en attendant celui-ci, quelques passages qui m'ont plu (Romain)


« Mais quand je me suis présenté au guichet et que j'ai rendu mon fusil, ça m'a coupé dans mon élan. C'était la première fois que je me séparais de mon arme depuis des mois. Je ne savais plus où mettre les mains. D'abord, je les ai mises dans mes poches, puis je les ai ressorties et j'ai croisé les bras, et finalement, je les ai laissées retomber, inutiles, le long du corps. » page 14

« Voilà, c'est comme ça que s'est passé mon retour à la maison. C'était chouette, je dirais. Rentrer c'est comme respirer pour la première fois après failli se noyer. Même si ça fait mal, c'est bon. » page 18

« On a pris ma prime de combat et on a acheté des tas de choses. C'est comme ça que l'Amérique riposte aux terroristes. » page 20

« Il y a des types qui grimpent directement au rouge. Ils y restent pendant un moment, et puis ils s'écrasent, ils retombent en dessous du vert, plus bas que le niveau «  J'en ai rien à foutre de mourir. » La plupart des autres restent à l'orange en permanence.
Vous voulez savoir ce qu'est l'orange ? Vous ne voyez plus et vous n'entendez plus comme avant. La chimie de votre cerveau change. Vous saisissez tous les détails de votre environnement, absolument tous. Je pouvais repérer une pièce cents à vingt mètres de distance dans la rue. » pages 21 - 22
« La porte de derrière mène à la cuisine. A droite, OK. A gauche, OK. En haut, OK. A l'arrière, OK. Cuisine, OK. On avance, on ne se regroupe pas, on continue à avancer. Lentement, question de fluidité. La fluidité, c'est la rapidité. Le groupe du caporal-chef Sweet vous nettoie une maison comme l'eau qui coule dans un ruisseau. »

« Le 1er Bataillon du 9e marines. The walking Dead.
Les devises des bataillons étant ce qu'elles sont, ils ont probablement la meilleure. Grâce au Vietnam, le 1/9 se targue de détenir le record du plus haut taux de morts au combat dans toute l'histoire du corps des marines. Les marines, qui aiment se voir comme des chiens enragés d'une agressivité suicidaire, et qui parfois se comportent de manière à être à la hauteur d'une telle image de soi, considèrent qu'un tel record, c'est « super ».

mercredi 17 décembre 2014

Fascicule coup de coeur de fin d'année partie 1

Le tour du monde dans son jardin, Michel Damblant (textes et dessins) Jean-Yves Guillaume (photographies) éditions GéOrama, 39€
Cadeau incontournable pour les amoureux des jardins. Ce livre est le résultat d'un travail de douze ans de documentation et de jardinage. Magnifiquement illustré, les photos ont été réalisées à Belle-Ile dans le petit paradis que Michel Damblant a su cultiver. Richement documenté. Rapport qualité prix excellent et imprimé en France. Recommandé par Alain Baraton !



 
La Bretagne par les contours tome 6 de Locquirec à Carantec, Yann Lesacher, Edition de Daouët ,27€
En 2008 Yann Lesacher amoureux de la marche à pied décide de croquer dans ses carnets, la Bretagne par ses contours en suivant le GR34. Cette année le tome 6 reliant Locquirec à Carantec est enfin disponible.
Un très beau carnet d'aquarelles avec une pointe d'humour qui rend ce livre encore plus savoureux et vivant.







Portraits de voyages Stéphanie Ledoux, Elytis, 30€
Du Yemen au Vanuatu, de la Birmanie à Madagascar, c'est à un voyage inédit, au croisement des peuples, que nous convie la peintre/globe-trotteuse Stéphanie Ledoux. Dans la rue, sur une place ou dans l'espace privé parfois réduit à une simple case, à la lumière du jour ou sous l'éclairage d'une bougie, le portrait se construit à la faveur d'une rencontre toujours singulière. Le livre nous dit la richesse des cultures, l'art du portrait et l'humanisme de la rencontre avec l'autre. Stéphanie Ledoux sillonne la planète à la rencontre des peuples, puisant dans la confrontation avec l'autre l'inspiration à sa peinture, lors de séances de portraits, courtes ou statiques, dans la pénombre, en pleine rue ou chez l'habitant, toujours sensibles.







Les vacances de Monsieur Rhino, Raphaël Baud, Aurélie Neyret, Chocolat, 20€
Un magnifique album magique à découvrir. Grand format pour petit prix ! «Les animaux du zoo, en vrai, c’est leur travail. Et de temps en temps, ils prennent un peu de vacances». Et nous voilà sur les traces de Monsieur Rhino partant, impassible, se reposer deux semaines en Afrique. Raphaël Baud pose un texte discret et mesuré sur les magnifiques illustrations d’Aurélie Neyret, paysages immenses et poétiques, éclatants dans ce très grand format. De ces vacances improbables d’un rhinocéros au milieu de
la lointaine savane africaine, se dégage une sorte de sérénité : Monsieur Rhino a le flegme communicatif. Une ode à la lenteur, à la poésie, à la beauté des grands paysages, dans le sillage d’un rhinocéros silencieux et attachant.






 

Pierre et le Loup,Sergueï Prokofiev, raconté par François Morel, Hélium, 21,90€

Le grand classique de Sergueï Prokofiev revisité par le talentueux François Morel sur la musique de l'Orchestre National de Radio-France.« Alors, vous vous rappelez bien tous les personnages ? L'oiseau, le canard, le chat, le grand-père, les chasseurs, Pierre... et le LOUP ! » Ici, le corps du canard est une esperluète, la casquette de Pierre est un « P »...
Un livre avec des découpes et de grandes pages qui se déploient, tantôt comme une forêt, tantôt comme la gueule menaçante du loup.
La lecture dynamique de François Morel et l'interprétation musicale de l'Orchestre National de Radio-France transportent le lecteur dans cette œuvre raffinée dont le succès ne s'est jamais démenti.







samedi 1 novembre 2014

Transboréal éditions


Quatres récits hors du commun font leur retour sur nos étagères.


Kamatchatka

Sibéria

Le coureur des bois

Dans les pas de l'ours

20€90

Coureur des bois, Une traversée du Canada en kayak, Ilya Klvana


Âgé d’à peine 20 ans, Ilya Klvana s’embarque pour la grande aventure : traverser le Canada de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique par les lacs et les rivières – un périple de 9 000 kilomètres ! Après s’être construit un kayak sur mesure en bois et fibre de verre, il part de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, au début de mai 1999, pour atteindre le nord de Terre-Neuve – la fameuse Anse aux Meadows où s’établirent des Vikings – à la fin de novembre, se jouant, en véritable coureur des bois héritier des pionniers de jadis, des rapides et des portages, des cours d’eau comme des éléments, au sein d’une nature peuplée d’animaux sauvages, castors, orignaux, ours et loups. Il goûte, à travers ses journées d’effort intense, la rencontre avec les Indiens et les descendants des colons, la pêche au doré et au brochet, les nuits dans la forêt boréale… Ce périple en solitaire et en une seule saison de navigation constitue une première mondiale.




20€90

Dans les pas de l’Ours, Une traversée solitaire de l’Alaska sauvage, Émeric Fisset

 " Je ne marche pas devant quelqu'un, auquel cas je me sentirais pressé; ni derrière, auquel cas je me sentirais confiné. A mon rythme, je fraie ma voie. En réalité, je marche au-devant. Au-devant de nouvelles émotions, de nouvelles rencontres."

Lorsqu’il quitte Barrow, point le plus septentrional des États-Unis, Émeric Fisset n’a qu’une idée en tête : traverser l’Alaska du nord au sud. Hors de toute piste humaine, il s’apprête à franchir 3 500 kilomètres de marécages, de forêts et de montagnes, à pied, à la rame et à skis. Chargé par un ours, encerclé par des loups, menacé par l’embâcle, il affronte la rude nature boréale et parvient à Cold Bay, sur l’océan Pacifique, après dix mois d’efforts marqués par la faim, le froid et la solitude. Les villages isolés, aux prises avec la nuit hivernale ou animés par le renouveau estival, lui révèlent une population mêlée d’Inuit, d’Indiens, d’Aléoutes et de Blancs, qui s’adonne à la chasse et à la pêche et perpétue l’esprit alaskan. Une aventure engagée au cœur de la « Dernière Frontière » américaine.







20€90

Kamtchatka, Au paradis des ours et des volcans, Julie Boch & Émeric Fisset


Péninsule volcanique de l’Extrême-Orient russe, sanctuaire des ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est aujourd’hui encore un paradis sauvage pour le marcheur, quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l’esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Émeric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans actifs où jaillissent les geysers et les sources chaudes, sa chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnée de rivières impétueuses, où vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu’au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Au souffle du récit d’aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes sauvages se mêle l’émotion des rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes, ainsi que l’écho des découvreurs, de Béring à Kracheninnikov, sans oublier le comte de Lapérouse.



Magnifique préface de Sylvain Tesson, 20€90


Siberia, En canoë du lac Baïkal à l’océan Glacial Arctique, Philippe Sauve

Cinq mois durant, seul à bord d’un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur son deuxième plus long fleuve, la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu’aux rivages de l’océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l’orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac sous les mélèzes ou les bouleaux, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes des hameaux isolés puis reprend goût à la solitude, extrême dans ces régions reculées, après la rencontre avec des brigands. Au cœur de la majestueuse taïga russe, qui se dévoile au fil de l’eau, ou sur la toundra qui borde les monts de Verkhoïansk, la nature s’offre au voyageur, le défie ou bien l’épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu’aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu’il atteint au seuil de l’hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.