mercredi 17 décembre 2014

Fascicule coup de coeur de fin d'année partie 1

Le tour du monde dans son jardin, Michel Damblant (textes et dessins) Jean-Yves Guillaume (photographies) éditions GéOrama, 39€
Cadeau incontournable pour les amoureux des jardins. Ce livre est le résultat d'un travail de douze ans de documentation et de jardinage. Magnifiquement illustré, les photos ont été réalisées à Belle-Ile dans le petit paradis que Michel Damblant a su cultiver. Richement documenté. Rapport qualité prix excellent et imprimé en France. Recommandé par Alain Baraton !



 
La Bretagne par les contours tome 6 de Locquirec à Carantec, Yann Lesacher, Edition de Daouët ,27€
En 2008 Yann Lesacher amoureux de la marche à pied décide de croquer dans ses carnets, la Bretagne par ses contours en suivant le GR34. Cette année le tome 6 reliant Locquirec à Carantec est enfin disponible.
Un très beau carnet d'aquarelles avec une pointe d'humour qui rend ce livre encore plus savoureux et vivant.







Portraits de voyages Stéphanie Ledoux, Elytis, 30€
Du Yemen au Vanuatu, de la Birmanie à Madagascar, c'est à un voyage inédit, au croisement des peuples, que nous convie la peintre/globe-trotteuse Stéphanie Ledoux. Dans la rue, sur une place ou dans l'espace privé parfois réduit à une simple case, à la lumière du jour ou sous l'éclairage d'une bougie, le portrait se construit à la faveur d'une rencontre toujours singulière. Le livre nous dit la richesse des cultures, l'art du portrait et l'humanisme de la rencontre avec l'autre. Stéphanie Ledoux sillonne la planète à la rencontre des peuples, puisant dans la confrontation avec l'autre l'inspiration à sa peinture, lors de séances de portraits, courtes ou statiques, dans la pénombre, en pleine rue ou chez l'habitant, toujours sensibles.







Les vacances de Monsieur Rhino, Raphaël Baud, Aurélie Neyret, Chocolat, 20€
Un magnifique album magique à découvrir. Grand format pour petit prix ! «Les animaux du zoo, en vrai, c’est leur travail. Et de temps en temps, ils prennent un peu de vacances». Et nous voilà sur les traces de Monsieur Rhino partant, impassible, se reposer deux semaines en Afrique. Raphaël Baud pose un texte discret et mesuré sur les magnifiques illustrations d’Aurélie Neyret, paysages immenses et poétiques, éclatants dans ce très grand format. De ces vacances improbables d’un rhinocéros au milieu de
la lointaine savane africaine, se dégage une sorte de sérénité : Monsieur Rhino a le flegme communicatif. Une ode à la lenteur, à la poésie, à la beauté des grands paysages, dans le sillage d’un rhinocéros silencieux et attachant.






 

Pierre et le Loup,Sergueï Prokofiev, raconté par François Morel, Hélium, 21,90€

Le grand classique de Sergueï Prokofiev revisité par le talentueux François Morel sur la musique de l'Orchestre National de Radio-France.« Alors, vous vous rappelez bien tous les personnages ? L'oiseau, le canard, le chat, le grand-père, les chasseurs, Pierre... et le LOUP ! » Ici, le corps du canard est une esperluète, la casquette de Pierre est un « P »...
Un livre avec des découpes et de grandes pages qui se déploient, tantôt comme une forêt, tantôt comme la gueule menaçante du loup.
La lecture dynamique de François Morel et l'interprétation musicale de l'Orchestre National de Radio-France transportent le lecteur dans cette œuvre raffinée dont le succès ne s'est jamais démenti.







samedi 1 novembre 2014

Transboréal éditions


Quatres récits hors du commun font leur retour sur nos étagères.


Kamatchatka

Sibéria

Le coureur des bois

Dans les pas de l'ours

20€90

Coureur des bois, Une traversée du Canada en kayak, Ilya Klvana


Âgé d’à peine 20 ans, Ilya Klvana s’embarque pour la grande aventure : traverser le Canada de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique par les lacs et les rivières – un périple de 9 000 kilomètres ! Après s’être construit un kayak sur mesure en bois et fibre de verre, il part de Prince Rupert, en Colombie-Britannique, au début de mai 1999, pour atteindre le nord de Terre-Neuve – la fameuse Anse aux Meadows où s’établirent des Vikings – à la fin de novembre, se jouant, en véritable coureur des bois héritier des pionniers de jadis, des rapides et des portages, des cours d’eau comme des éléments, au sein d’une nature peuplée d’animaux sauvages, castors, orignaux, ours et loups. Il goûte, à travers ses journées d’effort intense, la rencontre avec les Indiens et les descendants des colons, la pêche au doré et au brochet, les nuits dans la forêt boréale… Ce périple en solitaire et en une seule saison de navigation constitue une première mondiale.




20€90

Dans les pas de l’Ours, Une traversée solitaire de l’Alaska sauvage, Émeric Fisset

 " Je ne marche pas devant quelqu'un, auquel cas je me sentirais pressé; ni derrière, auquel cas je me sentirais confiné. A mon rythme, je fraie ma voie. En réalité, je marche au-devant. Au-devant de nouvelles émotions, de nouvelles rencontres."

Lorsqu’il quitte Barrow, point le plus septentrional des États-Unis, Émeric Fisset n’a qu’une idée en tête : traverser l’Alaska du nord au sud. Hors de toute piste humaine, il s’apprête à franchir 3 500 kilomètres de marécages, de forêts et de montagnes, à pied, à la rame et à skis. Chargé par un ours, encerclé par des loups, menacé par l’embâcle, il affronte la rude nature boréale et parvient à Cold Bay, sur l’océan Pacifique, après dix mois d’efforts marqués par la faim, le froid et la solitude. Les villages isolés, aux prises avec la nuit hivernale ou animés par le renouveau estival, lui révèlent une population mêlée d’Inuit, d’Indiens, d’Aléoutes et de Blancs, qui s’adonne à la chasse et à la pêche et perpétue l’esprit alaskan. Une aventure engagée au cœur de la « Dernière Frontière » américaine.







20€90

Kamtchatka, Au paradis des ours et des volcans, Julie Boch & Émeric Fisset


Péninsule volcanique de l’Extrême-Orient russe, sanctuaire des ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est aujourd’hui encore un paradis sauvage pour le marcheur, quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l’esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Émeric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans actifs où jaillissent les geysers et les sources chaudes, sa chaîne occidentale, couverte de taïga et sillonnée de rivières impétueuses, où vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu’au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Au souffle du récit d’aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes sauvages se mêle l’émotion des rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes, ainsi que l’écho des découvreurs, de Béring à Kracheninnikov, sans oublier le comte de Lapérouse.



Magnifique préface de Sylvain Tesson, 20€90


Siberia, En canoë du lac Baïkal à l’océan Glacial Arctique, Philippe Sauve

Cinq mois durant, seul à bord d’un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur son deuxième plus long fleuve, la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu’aux rivages de l’océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l’orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac sous les mélèzes ou les bouleaux, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes des hameaux isolés puis reprend goût à la solitude, extrême dans ces régions reculées, après la rencontre avec des brigands. Au cœur de la majestueuse taïga russe, qui se dévoile au fil de l’eau, ou sur la toundra qui borde les monts de Verkhoïansk, la nature s’offre au voyageur, le défie ou bien l’épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu’aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu’il atteint au seuil de l’hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

mardi 14 octobre 2014

Alaska


Alaska, Melinda Moustakis, Gallmeister, 22€50, traduit par Laura Derajinski

 
Melinda Moustakis est originaire de l'Alaska, elle a retranscrit dans son écriture toute la beauté, mais aussi la cruauté, la dureté de ce pays.
Bear down, Bear north (titre original) raconte l'Alaska comme vous ne l'avez jamais lu, celle des pêcheurs, des saumons et surtout des femmes autour desquelles tout tourne, portant leur famille à bout de bras, soutenant leur compagnon alcoolique ou fou. On retrouve dans ses nouvelles plusieurs familles aux destins et relations difficiles dans lesquelles on soupçonne une partie autobiographique.

Des phrases acérées comme un couteau, une prose mordante comme un hameçon. Pas de mots superflus, chaque adjectif, adverbe est pesé, l'auteure va à l'essentiel ! Elle s'affranchit des mots inutiles, rien que le strict minimum, juste ce qu'il faut, un style épuré comme l'Alaska.

Vous reprendrez bien un peu de ragoût sismique !

 En lisant ce livre on ne peut pas ne pas penser à David Vann...Encore une belle découverte des éditions Gallmeister, on a hâte de lire ses prochains textes !!!

 
« Les touristes scrutent ton frère – on voit bien que ce sont des touristes, comme le dit Jack, car ils sont « nuls pour ramer », ils portent des veste bleues assorties et ils ont déjà heurté votre embarcation. Une barbe poivre et sel à trente et un an, des biceps gros comme votre crâne, et le voilà qui agite sa chemise à carreaux en ordonnant aux nuages de circuler – Jack est ce qu'on appelle un gars du cru, en Alaska. Les touristes viennent pour voir des élans, des aigles, pour pêcher des saumons king qu'ils n'ont vus qu'en rêve. Ton frère est un bonus. »



 « L'enfance, une partie de cache – cache. Ils ne lui demandent jamais de quoi elle se cachait. La vérité, c'est qu'il y a des grizzlys, il y a des poings, des bouteilles et des ceintures. Il y a des choix : faire le mort ou se cacher »

 
« Quand une personne loue notre bateau pour une excursion, on lui dit « pas de bananes ». Abstenez-vous d'en manger au moins un jour avant votre sortie de pêche. Pas même de cake à la banane. Ne les touchez pas, ne les sentez pas. Mutts a faits de grands autocollants BANANES INTERDITES pour le Halibut hellion et le R U UP ? Ils sont sur le modèle des interdictions de fumer, mais on y voit un régime de bananes dans un cercle rouge. Les bananes portent malchance – elles font fuir les poissons. »



 

dimanche 12 octobre 2014

Dernier jour sur terre

 
Dernier jour sur terre, David Vann, Gallmeister, 10€50, traduit par Laura Derajinski




Avec un style narratif et journalistique qu'on ne lui connaissait pas, David Vann enquête sur la vie de Steve Kazmierczak, paria solitaire qui tua cinq personnes à Cole Hale et en blessa une vingtaine.

Il revient sur l'itinéraire de ce jeune homme étudiant modèle décoré de la Dean's Award qu'il compare à sa propre adolescence bien mouvementée. Il livre une introspection personnelle et parallèlement, un véritable travail d'enquête très complet. David Vann pose des questions cinglantes sur l'obsession de la société américaine pour les armes à feux.


Extraits : p114 « Les commentaires inquiétants, l'obsession des armes et des tueurs, le temps passé au stand de tir, les problèmes psychiatriques. Que doit faire un tueur de masse pour se faire remarquer ? »

p110 «  Acheter un Glock 19, quelques chargeurs supplémentaires, entrer dans une salle de classe et tirer sur les gens. Nous n'avons encore rien mis en place pour empêcher quelqu'un de commettre un tel acte. C'est un droit américain. »

p74 « Le 13 février 2002, ils le larguent dans sa ville d'origine, Elk Grove Village. Aucun avertissement à quiconque, personne ne signale qu'un jour il puisse risquer d'être un danger pour lui-même ou pour autrui, ils se contentent de le larguer là, comme le fait toujours l'armée. »

p66 «  A onze ans, pourtant, je ne pouvais penser qu'à l'homme que je deviendrais, moi. Abattre mon premier cerf faisait partie d'un rite initiatique. La loi californienne stipulait que je n'avais pas le droit de tuer un cerf avant mes douze ans, mais cette loi familiale qui m'avait donné un fusil à air comprimé à sept ans, un fusil calibre .20 à huit ans et une carabine .30-.30 à neuf ans, disait que j'étais désormais prêt »






lundi 29 septembre 2014

Un empoisonnement universel !

Si vous écoutiez France Inter (la tête au carré)  aujourd'hui (le 29/09) l'invité n'était d'autre que Fabrice Nicolino qui vient d'écrire " un empoisonnement Universel" édité par les liens qui libèrent (23€)

http://www.franceinter.fr/emission-la-tete-au-carre-produits-chimiques-linvasion

http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Un_empoisonnement_universel-9791020901378-1-1-0-1.html







C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés plus de 70 millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ?
Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comme les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ?
Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.



dimanche 28 septembre 2014

Revue dessinée numéro 5 !


Revue dessinée n°5, 15€ (disponible à la librairie)

LA MORT D’UN JUGE, QUAND DAVODEAU ET COLLOMBAT ENQUÊTENT SUR UN CRIME D’ETAT

Trois coups de feu claquent dans la nuit. Juillet 1975, le juge Renaud, forte-tête réputée incorruptible, est abattu à bout portant. Dans les 70’s, Allemagne et l’Italie n’ont pas le monopole de la violence politique. Sous Pompidou puis sous Giscard, 47 assassinats politiques sont perpétrés. Derrière les petites frappes, des noms sulfureux : le gang des lyonnais, le SAC. Autant de fantômes qu’Etienne Davodeau et Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, sont allés réveiller. Dans ce premier volet d’une enquête en six parties*, ils déroulent les fils de ces scandales politico-financiers. Une époque révolue ? Peut-être... mais elle a façonné tout une génération de décideurs. Dans la pelote d’intrigues que nos deux reporters démêlent avec ténacité, peut-être trouverez-vous les prémices de Bygmalion ou de Clearstream.
*Qui sera publiée en 2015 aux éditions Futuropolis













vendredi 26 septembre 2014

L'autre Turquie, reportages littéraires

Une autre façon de découvrir un pays... Ceci n'est pas un récit de voyage ! Edité par l'excellente maison d'édition Galaade !

L'AUTRE TURQUIE

Que pouvons-nous savoir d’un pays si l’on en ignore la littérature ? Des écrivains des années 1920 aux années 1950 tels que Sait Faik ou Yachar Kemal, Fikret Otyam ou Adalet Ağaoğlu, aux auteurs contemporains tels qu’Enis Batur, Yiğit Bener, Nedim Gürsel, Bilge Karasu ou Ece Temelkuran, ils ont chacun à leur manière évoqué par des récits de voyage leur pays : les hôtels d’Anatolie, un quartier d’Istanbul, les montagnes du Taurus, les voyages en bus, le cheval et l’asphalte, le Bosphore ou les tribus kurdes, Bodrum et la Méditerranée et tant d’autres lieux de Turquie.

L'Autre Turquie est une invitation au voyage, un guide pour découvrir ce grand pays de l’intérieur, d’ouest en est, du nord au sud, d’Istanbul aux plateaux d’Anatolie, de Thrace en l’Arménie, de la mer Noire aux rivages de la Méditerranée.
25€ (dispo à la librairie)
Une anthologie de textes turcs inédits en France, écrits par des auteurs de trois générations, les débuts de la République turque, la génération du coup d’État et les plus jeunes des années 2000.
Adalet Ağaoğlu (auteur publiée par Turquoise et Galaade) ;Sabahattin Ali (auteur publié par Le Serpent à Plumes) ;Enis Batur (auteur publié par MEET, Actes Sud, Bleu autour et Galaade) ; Yiğit Bener (auteur publié par MEET et Actes Sud) ; Ayşegül Devecioğlu (inconnue en France) ;Sait Faik (auteur publié par Bleu autour) ; Faruk Duman (inconnu en France) ; Leylâ Erbil (auteur publiée par Actes Sud) ; Füruzan (auteur publiée par Bleu autour) ; Hakan Günday (auteur publié par Galaade) ; Çiler İlhan (auteur publiée par Galaade) ;Mario Levi (auteur publié par Sabine Wespieser) ;Murathan Mungan (auteur publié par Actes Sud) ;Menekşe Toprak (inconnue en France) ; Ayfer Tunç(auteur publiée par Galaade) ; Murat Uyurkulak(auteur publié par Galaade).
TRADUCTEUR(S) : Timour Muhidine ; Alessandro Pannuti ; Julien Lapeyre de Cabanes ; Jean Descat ; Pierre Pandelé