mardi 29 mars 2016

Spectacle Mémoire de Femmes vendredi 8 Avril

Mémoire de femmes, spectacle poétique et musical écrit et interprété par Ingrid Blasco (récit et vielle à roue) Vendredi 8 Avril 19h Participation Libre !



Ayant reçu comme héritage le silence de sa grand-mère, c’est au travers des femmes que l'auteur choisit ici de convoquer la mémoire.
Mémoire de femmes voyage dans les pensées intimes des femmes espagnoles du XXe siècle, leur engagement politique pour une vie de dignité, et confronte à une émotion forte et crue.
Ingrid Blasco convie dans ce spectacle un imaginaire sonore où musique et poésie entrent en résonance, faisant peu à peu émerger la mémoire enfouie pour redonner souffle et dignité à l'esprit de liberté. Le spectateur plonge ainsi dans l’intimité de ces femmes dans laquelle on perçoit l’histoire collective. 
L’écriture est tendue, minimaliste et poétique, un texte allant jusqu’à torpiller la conscience, souligner un passé d’ignominie, propulser dans le présent et questionner sur les valeurs que nous défendons aujourd’hui.
Alors qu’au nom de l’efficacité et du progrès on fait table rase du passé, il semblait important de rappeler que la mémoire de ce passé fait comprendre le présent et construit l’avenir.


Ingrid Blasco 


Artiste polymorphe, Ingrid Blasco s’adonne à la fois à l’écriture
poétique et musicale, la peinture, la photographie.
Depuis sa rencontre avec la vielle à roue, elle se consacre plus
particulièrement à cet instrument.
En 2008, elle devient responsable artistique de la compagnie Babil
et conçoit des spectacles dont l’identité artistique repose sur une
recherche mêlant musique, poésie, conte ou danse depuis le
processus d’écriture jusqu’à la représentation finale. Ces différents
arts se complétant et se nourrissant les uns les autres dans une
relation sans cesse renouvelée avec le public.
Arts visuels, expression verbale, corporelle ou musicale, Ingrid
Blasco se joue des frontières entre ces différentes disciplines et le
flou qu’elle installe pour servir son propos est sa liberté. Son univers
artistique prend sa source dans l’émotionnel et s’articule autour de
la mémoire, de l’intime mais n’en reste pas moins intergénérationnel
et universel. Des propositions à la fois sensibles, poétiques et
esthétiques, nourries à chaque fois de nouvelles rencontres, qu’elles
soient humaines ou plastiques.
Dernières créations :
Disfrutar (2013) musiques d’aujourd’hui trouvant ses racines dans la
diversité multi-culturelle du moyen-âge espagnol.
Les Trois Ours (2014), projet mené en collaboration avec Guillaume
Tahon, ingénieur du son. Articulée au tour du logiciel logelloop (qui
s’oublie dès le premier instant), la pièce mêle musique de création et
électronique pour un voyage inédit au centre du sonore.
Mémoire de femmes (2015), un spectacle politique sur l’engagement
de la femme pendant les années de répression en Espagne.

jeudi 14 janvier 2016

nouveautés


 Martin Eden, Aude Samama & Denis Lapière d'après un roman de Jack London, Futuropolis, 24€

 Martin Eden est le roman le plus autobiographique de Jack London et l’un des livres majeurs de la littérature du XXe siècle. Martin Eden est un jeune marin né dans les bas-fonds d’Oakland. Un soir, il défend un jeune homme lors d’une rixe. Celui-ci, fils d’une famille aisée, l’invite chez lui à dîner pour le remercier. À cette occasion, Martin rencontre sa soeur, Ruth Morse, jeune fille délicate, dont il tombe éperdument amoureux. Il décide de s’instruire pour la conquérir. Petit à petit, d’abord pour lui plaire, puis avec le goût d’apprendre toujours davantage, il devient un homme cultivé et s’efforce de devenir célèbre en devenant écrivain. Malgré le talent qu’il pense avoir, il n’arrive pas à vivre de sa plume. Tous ses manuscrits sont refusés par l’Édition. À la suite de la parution d’un article dans un journal local dans lequel il est présenté comme socialiste, ce qu’il n’est pas, Ruth le quitte. Il n’a plus le goût d’écrire, mais brusquement il devient un auteur à succès. Martin Eden part pour s’établir sur une île du Pacifique. Sur le bateau, n’ayant plus le goût à rien, usé par l’hypocrisie ambiante, il se laisse glisser sur la mer. Aude Samama, talentueuse illustratrice, travaille sa peinture jusqu’à l’épure, avec pour inspiration l’expressionnisme allemand, en résonance avec le récit délicat de Denis Lapière sur la fragilité et la complexité des êtres.





Le Garçon sauvage. Carnet de montagne, Paolo Cognetti, éditions Zoe, 14€ 
Le Garçon sauvage commence sur un hiver particulier : Paolo Cognetti, 30 ans, étouffe dans sa vie milanaise et ne parvient plus à écrire. Pour retrouver de l’air, il part vivre un été dans le Val d’Aoste. Là, il parcourt les sommets, suspendu entre l’enfance et l’âge adulte, renouant avec la liberté et l’inspiration. Il plonge au cœur de la vie sauvage qui peuple encore la montagne, découvre l’isolement des sommets, avant d’entamer sa désalpe, réconcilié avec l’existence. Néanmoins, ce séjour initiatique ne parvient pas à l’affranchir totalement du genre humain : « je pourrais me libérer de tout, sauf de la solitude. »

Thoreau, McCandless, Muir, si ces noms vous disent quelque chose, alors ce livre est fait pour vous !


 Le Grand A, Xavier Bétaucourt & Jean-Luc Loyer, Futuropolis, 20€

  "Il mange 195 jours de votre vie"
L’Hypermarché est-il un ogre qui dévore et détruit tout sur son passage ou est-il source de développement ? Comment fonctionnent les filières d’approvisionnement ? Les producteurs locaux sont-ils les laissés-pour-compte de ce gigantisme ? Les clients sont-ils les victimes de la guerre économique liée au modèle de consommation ou en sont-ils les bénéficiaires ? Les hypermarchés sont-ils responsables de la malbouffe ? Le petit commerce et la vie des centres-villes sont-ils victimes ou coupables de ne pas s’être adaptés ?



Avis de Romain: Enquête intéressante qui a le mérite de mettre à jour des chiffres et des pratiques au grand public. Pour avoir travailler dans le milieu de la grande surface j'ai été déçu par la façon dont les auteurs ont essayé de rendre le directeur et le supermarché plus humain. Je ne connais pas non plus  de centre ville ou les commerces ferment avant Noël, peut-être que esce là une spécificité de la région Nord Pas de Calais. D'ailleurs l'un des intérêts du roman graphique réside dans la description de la région Nord Pas de Calais ainsi que l'historique du commerce et des supermarchés.
D'une manière générale le sujet est traité de façon équilibré et sûrement trop équilibré à mon goût. 



La vraie vie, Thomas Cadène ,Grégory Mardo, Futuropolis, 20€ 

Coup de coeur Romain
Jean, la trentaine heureuse, est employé municipal en province. Célibataire, il mène une vie paisible le jour, et passe ses nuits sur Internet. Il aime dialoguer avec des inconnus aux pseudonymes extravagants, télécharger des films pornographiques, écouter de la musique, jouer à des jeux en ligne d’une grande violence où le massacre est de mise. Sa vie en ville se confond à sa vie d’internaute, les échanges nocturnes avec Timfusa qui semble vivre dans le Wyoming sont aussi nécessaires que de tomber amoureux de Carine au fil des jours. Jusqu’à ce que Jean soit rattrapé par la réalité de la vie qui passe, et de la maladie qui l’emportera.


Les vieux ne pleurent jamais, Céline Curiol, Acte Sud, 21€



À soixante-dix ans, Judith Hogen vit désormais seule. Actrice à la retraite, elle a cessé de fréquenter les scènes artistiques new-yorkaises et se contente de la compagnie de sa voisine, Janet Shebabi, une femme de son âge fantasque et malicieuse.
Trouvant un soir entre les pages d’un roman de Louis-Ferdinand Céline une vieille photographie, Judith est transportée cinquante ans en arrière et soudain submergée de tendresse et de ressentiments. Face à ce visage longtemps aimé, elle se surprend à douter des choix du passé.
C’est ce moment que choisit Janet pour lui proposer de partir, de s’embarquer dans un voyage organisé aussi déroutant que burlesque au cours duquel s’établit entre elles un compagnonnage heureux hors des convenances de l’âge.
De retour à Brooklyn, Judith doit bien admettre que la raisonnable passivité que lui impose la société devient insupportable. Elle décide de repartir en voyage, dans son pays natal, cette France quittée dans les années soixante, là où demeure cet homme, celui de la photo, ce héros.

Lecture en cours Tatiana

Céline Curiol convoque ici avec humour les paradoxes de l’âge à travers le mystère de la permanence, de la persistance des liens entre les êtres. Qu’ils soient amis, frère et soeur ou amants, que reste-t-il de ces attaches qui les construisent, les rassurent ou les abîment ?


Corrosion, Jon Bassof, Gallmeister (Néonoir traduit par Anatole Pons), 17€20

Lecture en cours Romain
Un vétéran d’Irak au visage mutilé tombe en panne au milieu de nulle part et se dirige droit vers le premier bar. Peu après, un homme entre avec une femme, puis la passe à tabac. L’ancien soldat défiguré s’interpose, et ils repartent ensemble, elle et lui. C’était son idée, à elle. Comme de confier ensuite au vétéran le montant de l’assurance-vie de son mari qui la bat. Ce qu’elle n’avait pas réalisé, c’était qu’à partir de là, elle était déjà morte.

 

samedi 12 décembre 2015

Notre sélection de Noel !

Beaux Livres:


Pittoresque, Christophe Verdier, 30€:

On est conduit sur les routes du Trégor, dans une errance poétiqueà bord de véhicules ayant à leurs actifs un bon nombre de contrôles techniques. Ce manifeste d'une vision des choses nous est offert. Une vision entre refus et adoration de la modernité. Le regard exercé d'un homme dont le métier est de voir. Une chance de rencontrer la beauté partout où elle peut se cacher, avec justesse et humour, mélancolie aussi. Le pittoresque existe où on veut le voir. Le voici, dans toute sa magnificence et sa modestie.



La Bretagne par les contours tome 6, tome 7 par Yann Lesacher
Dessinateur et peintre .. , édite une collection de ses gammes de travail intitulées " Une Bretagne par les Contours " ( éditions de Dahouët  ) , après avoir parcouru par tronçons successifs le GR34 qui cerne la côte bretonne . Un peu plus de 1000 pages réalisées d'après des randonnées régulières et en toutes saisons . Ce projet est en cours et sera achevé quand le chemin sera arpenté en totalité ( 2500 km environ .. )
tome 6  De Locquirec à Carantec28€
tome 7 De st Pol de Leon à Santec par L'ile de Batz 28€
 
Jeunesse, Ados

 Le voyage de  Samson, Annette Mierswa, Hibouk,  (coup de cœur Tatiana)

Les copies, Jesper Wung-Sung, Rouergue, 11€70 (coup de cœur Tatiana)
Pratiques:

L'Autonomie au jardin, Terre Vivante 35€


Qui n'a jamais rêvé de vivre de son jardin ? Cet ouvrage réunit tous les conseils et savoir-faire d'un collectif d'experts. Les piliers du jardinage bio sont présentés pour obtenir un potager nourricier : compost, engrais verts, paillage, associations, auxiliaires, potions et production de graines. Une quarantaine de fiches détaille les fruits et légumes à cultiver (carottes, fraises, poireau, etc.). Enfin, les petits élevages de poules et d'abeilles complètent cette accession à l'autonomie.
Un jardin dans les Appalaches


Devenir locavore, quand et comment tout est expliqué dans ce livre témoignage d'une famille américaine.Une belle écriture à 6 mains, avec recettes et articles pointus.
Littérature noire:


Exécutions à Victory, S.Craig Zahler, Gallmeister,18€



Muté après une bavure, l'inspecteur Bettinger atterit à Victory dans le Missouri. Lui qui aimait la chaleur de l'Arizona va se trouver confronter à la froideur de Victory dans tous les sens du terme. Il y découvre une ville mutilée, détruite avec de véritable quartier de non-droits et des policiers débordés qui tentent tant bien que mal d'établir un semblant de justice. Dans une ville au description apocalyptique l'auteur nous brosse un portrait de l'Amérique dur et disons le carrément thrash. Une écriture forte, dure avec une bonne dose d'humour noire. Le premier quart du livre sert de mise en place et nous installe dans l'ambiance d'une Amérique contemporaine qui rappelle Détroit. Vous serez happé ou littéralement aspiré dans la lecture des trois derniers quart.


Cassandra, Todd Robinson, Gallmeister (collection neonoir), 17€50 traduit par Laurent Bury)


Boo et Junior forment à eux deux une belle équipe de bras cassés, au bas mot 250 Kg et 10 000$ de tatouages. Amis inséparables depuis l'orphelinat, ils sont videurs au Cellar, bar miteux de Boston .
Ils ne font pas dans la dentelle et se complaisent dans leur rôle de gros durs et de grandes gueules (et pourtant plein d'empathie). C'est pourtant eux qu'on va embaucher pour retrouver la fille du procureur qui se présente aux élections.
Todd Robinson a utilisé son expérience de barman et de videur pour nous entraîner dans le monde des bars de nuit, en nous faisant découvrir des personnages attachants et authentiques. Une histoire rythmé comme un combat de boxe et pleine de rebondissement, avec en prime des dialogues digne de Michel Audiard. Divertissement et humour noire assurés.

L'enfer de Church Street



Récits voyage

Le Nord c'est l'Est, Cédric gras, libretto, 9€10

Cédric Gras est un géographe aventurier empli de nostalgie qui nous livre ici un récit de la Russie - ou pour être plus exact des confins de la Russie - très loin et différent de la vision des médias. Au gré de ses divagations aux 4 coins de la la confédération aux 9 fuseaux horaires, il nous fait découvrir les peuples qui y habitent. Ami de Sylvain Tesson, il est lui aussi un très bon écrivain, souvent méconnu du grand public, qui n'a rien a envié à son comparse de terrain.



L'hiver aux trousses



Aborigènes, avec les derniers nomades d'Australie



Lettre contre la guerre



Humour:

Petit traité des privilèges de l'homme mûr et autres réflexions nocturnes



Roman Graphique

le rapport de Brodeck




Cher pays de notre enfance



Pamphlet:

Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'est devenu l'agriculture, Fabrice Nicolino, les échappées, 13€90

Un pamphlet des plus virulents sur ce qu'est devenue l'agriculture depuis la seconde guerre mondiale, formidablement bien étayé et argumenté.


Nature Writing:

La montagne de la dernière chance, André Bucher, Le Mot et Le reste,


 Kuessipan, Naomi Fontaine, le serpent à plumes, 13€

coup de cœur Romain

 Un magnifique texte, sobre et épuré laissant une belle place à l'imagination, véritable plongée dans la vie contemporaine des Indiens du canada qui sont tiraillés entre modernité et tradition.

Lettres pour le monde sauvage, Wallace Stegner, Gallmeister, 22€, traduit par Anatole Pons.

coup de cœur Romain
Ce livre est un véritable bijou de la littérature américaine, il s'ouvre par une émouvante lettre d'amour destiné à sa mère et se termine par un plaidoyer saisissant et sincère pour la sauvegarde du Monde Sauvage dans l’intérêt de la santé mentale de l'Homme. Le reste est constitué de magnifiques petits récits de description du paysage, de son enfance à La Frontière. Mais aussi une très belle définition de l'Ouest américain et du rapport entre l'homme de l'Ouest et la nature.
Avec ce recueil de textes de Wallace Stegner, les éditions Gallmeister nous offrent un livre clé sur l'Ouest américain, la Frontière, l'écologie et l'écriture des grands espaces.
Wallace Stegner est un auteur peu connu en France, malgré un talent incontestable pour le Nature Writing (écriture des grands espaces).




dimanche 29 novembre 2015

Dernière rencontre de l'année: Aborigènes, avec les derniers nomades d'Australie

 VENDREDI 4 DECEMBRE 17H RENCONTRE PROJECTION DISCUSSION







Avec les récits d’ethnologie et d’expéditions pour unique boussole, Eddie Mittelette a parcouru 11 000 kilomètres en solitaire à vélo sur les pistes reculées de l’Ouest australien. Sa fascination pour la culture aborigène l’a mené auprès des Martu : les derniers acteurs du nomadisme traditionnel. En deux années passées sur l’île-continent, il a partagé la vie quotidienne des familles et s’est assis au coin du feu pour goûter aux nourritures ancestrales. Aux côtés des elders, il s’est aussi initié à la chasse et à la cueillette au cœur d’une nature âpre et magistrale, royaume d’une faune singulière. Avec réalisme, il porte ici un regard déférent sur une culture multimillénaire, qui a basculé en l’espace de cinquante ans d’un mode de vie parcimonieux à celui d’une économie matérialiste au sein d’une société qui ne cesse de se repenser.


 NB: Pour ceux qui ne pourrait pas se rendre à la rencontre, Eddie fera une présentation la veille (jeudi 3 décembre) à 20h30 au café Théodore à Tredrez Locquémo http://www.cafetheodore.fr/programmation/?event=662


Bio:

Né à Caen en 1979, Eddie Mittelette grandit en Normandie où, parallèlement à ses études, il pratique l’aviron de compétition et le boomerang, passion qui le conduit à participer à la Coupe du monde de cette discipline à Melbourne en 2000. Cette expérience est une révélation et développe en lui une envie de mouvement en même temps qu’un amour pour l’outback.

Après des études de design à l’école Pivaut de Nantes, Eddie Mittelette obtient un visa de travail pour l’Australie où il retourne en 2005 afin d’y séjourner une année entière. Là, il s’imprègne de la culture en travaillant dans divers restaurants de Sydney, avant d’acheter un van et de faire le tour du continent. Avec sa compagne, il parcourt 25 000 kilomètres à travers tous les États ainsi qu’en Tasmanie. Entre villes et déserts, la découverte des grands espaces et de la culture indigène lui donne l’envie d’approfondir ses connaissances et de rencontrer les nomades aborigènes. L’occasion de prendre part à la vie communautaire de Docker River avec les Pitjantjatjara se présente mais l’expiration de son visa le contraint à reporter l’expérience.

De retour à Paris, Eddie Mittelette se perfectionne en photographie et travaille dans le but unique d’exaucer son rêve – fouler à nouveau le désert australien –, tandis que ses nombreuses lectures sur la culture aborigène précisent les contours de son projet. L’année 2008 est le prélude à un voyage de plus de deux ans : il s’arrête aux États-Unis pour prendre part à sa deuxième Coupe du monde de boomerang avant de faire escale à Hawaii, pour photographier les surfeurs dans les puissants rouleaux de la baie Waimea. Ensuite il atterrit en Nouvelle-Zélande, sur l’île du Nord. Il y achète un vélo muni de sacoches et d’une remorque et quitte sans la moindre préparation la ville d’Auckland. Après une traversée rapide vers Wellington, il gravit les cols de l’île du Sud sur plus de 4 000 kilomètres dans le but de s’aguerrir et d’appréhender tous les aspects physiques et techniques d’un tel voyage. Il y découvre les glaciers surplombant les lacs turquoise en montagne ainsi que les fjords de Milford Sound, empreints  de majesté. Au terme de sa traversée, il travaille durant plusieurs mois à Wellington. Cette expérience est suivie d’un court passage en Inde ainsi que dans des orphelinats cambodgiens, puis d’un séjour à Perth, en Australie-Occidentale. De là, durant neuf mois, il poursuit sa préparation et se consacre à la fabrication artisanale de boomerangs.

Au début de 2010, Eddie Mittelette enfourche son vélo et s’élance pour sept mois en direction des Territoires du Nord jusqu’à Darwin, franchissant les régions sauvages du Grand Désert de sable et des Kimberley. Fasciné par les peuples du désert de l’Ouest – qui y menaient les dernières nomadisations jusque dans les années 1970 –, il tente de puiser dans cette nature grandiose les émotions ressenties dans le récit d’expédition de W. J. Peasley Les Derniers Nomades d’Australie, qui retrace le sauvetage de l’ultime couple de chasseurs-cueilleurs. Le voyageur rencontre leurs descendants à Wiluna puis rejoint pour plusieurs mois les communautés d’Aborigènes martu de Warralong et Punmu. Il est initié à la culture par les elders lors de séjours et d’errances dans le désert, où il participe à la chasse au kangourou, au varan, à l’outarde et même au dromadaire sauvage ! Bouleversé par la magie des lieux et par cette civilisation multimillénaire aux prises avec une modernité exigeante, il ne revient en France qu’avec la ferme intention de repartir : il s’installe à Paris pour approfondir l’étude de la culture martu et entamer la rédaction d’un récit de voyage.

En 2013, Eddie Mittelette s’envole pour l’Australie afin de traverser le Grand Désert de sable dans sa longueur, ainsi qu’une partie du désert de Gibson puis du Petit Désert de sable. Au départ d’Alice Springs, il s’élance seul à vélo dans cette zone aride de plus de 2 300 kilomètres en direction de la côte Ouest, sur les pistes les plus isolées du continent. Parmi les dunes et lacs salés, de Papunya à Parnngurr en passant par Kiwirrkurra, il va à la rencontre d’autres peuples tels que les Arrernte, les Luritja et les Pintupi, pour ensuite retrouver les Martu. Au cœur d’une nature puissante, son voyage éprouvant le mène finalement aux abords de Wiluna, où la soif provoque la rencontre, fortuite, d’un des cinq membres de la fameuse expédition de 1977. Une amitié se tisse et, ensemble, à l’horizon de l’année 2016, ils envisagent d’organiser en France une série de conférences autour du film d’archives qui retrace les recherches.

De retour en France, Eddie Mittelette quitte la frénésie parisienne et s’installe à Nantes afin de parachever l’écriture de son récit.







mercredi 25 novembre 2015

Rajasthan, le fasinant Pays des Rois

Samedi 28 Novembre

Rencontre avec David Cormier, journaliste et voyageur, il parcourt le monde qu'il filme et photographie. Il viendra à 17h nous présenter "Rajasthan, le fascinant Pays des Rois" publié aux éditions Géorama. Une projection photo aura lieu à partir de 18h30. Dédicace autour des deux livres publié « Rajasthan, le fascinant Pays des Rois » et "Argentine, la conquête du Sud"
Entrée libre, réservation souhaitable.





mardi 10 novembre 2015

Rencontre discusion avec Eric Vuillard

 Mardi 17 Novembre à partir de 18H


Éric Vuillard, né en 1968 à Lyon, est écrivain et cinéaste. Il a réalisé deux films, L’homme qui marche et Mateo Falcone. Il est l’auteur de Conquistadors (Léo Scheer, 2009), récompensé par le Grand prix littéraire du Web - mention spéciale du jury 2009 et le prix Ignatius J. Reilly 2010. Il a reçu le prix Franz-Hessel 2012 et le prix Valery-Larbaud 2013 pour deux récits publiés chez Actes Sud, La bataille d'Occident et Congo.









vendredi 6 novembre 2015

Nos recommandations du moment

Tout d'abord un magnifique pamphlet sur l'agriculture française et son histoire, ou comment on a industrialisé l'agriculture pour produire plus, au détriment de la nature, des animaux et des agriculteurs eux même.

Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'est devenue l'agriculture, Fabrice Nicolino, Les Echappés, 13€90