samedi 5 avril 2014

En Avril ne te découvre pas d'un fil ...

Kanak premières chroniques, Thiosse, Juliet C, éditions du Lampion, 12€90



Kaavo est le nom d’une jeune popinée partie à l’aurore, pour ramasser à pleines poignées des sauterelles aux ailes lourdes de rosées. Kaavo est gourmande, insouciante, et son chemin croise par malheur celui du redoutable Navaé, guerrier orgueilleux, ennemi de sa tribu.
Le flirt canaque est une chronique du désir, du jeu amoureux...
Georges Baudoux alias Thiosse (prononcia- tion de Georges en canaque) est un conteur habile et merveilleux. Les chroniques présentées en quatre volumes sont extraites de journaux calédoniens parus entre 1919 et 1921 ; elles relatent par le détail les péripéties de différentes tribus canaques avant l’arrivée des colons. Une immersion donc dans la mentalité primitive, atavique, à travers laquelle apparaît, empreinte parfois de cruauté, une certaine logique tribale.
Trois autres recueils de chroniques ont été publiés (ils sont également disponibles à la librairie)


Jours tranquilles à Mixing Part, Erlend Loe, Gaïa,18 €
traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

Nina Teleman, 43 ans. Prof de norvégien. Lunettes à verres épais. Adore l’Allemagne. Bror Teleman, 42 ans. Dramaturge en herbe. Léger problème avec l’alcool. Déteste tout ce qui est allemand. À eux deux : trois enfants.
Tout ce petit monde part en vacances… en Allemagne.
Ils louent un chalet à un couple de Garmisch-Partenkirchen, les Bader, pas franchement polyglottes : après consultation de divers outils de traduction automatique sur Internet, le lieu est rebaptisé « Mixing Part », les Bader « barbier-chirurgien », et les Teleman « Téléhomme ». Voilà qui promet…
Bror essaie d’écrire, mais il est passionné de cuisine, et fantasme davantage sur quelque cuisinière plutôt que sur le théâtre. Une manière bien à lui d’arranger ses problèmes de couple.
Toutes les conditions sont réunies pour couler des jours tranquilles à Mixing Part — ou pas.


Aventures en Guyane, journal d'un explorateur disparu, Raymond Maufrais, Points aventure, 7€80


Voici l’un des récits les plus poignants de l’histoire de l’exploration. En 1950, Maufrais a 23 ans lorsqu’il se lance seul et à pied dans la jungle guyanaise en direction des mythiques monts Tumuc-Humac alors inconnus. On ne le reverra plus. Si un Indien n’avait pas découvert par hasard ses carnets au bord d’une rivière, ce face à face exemplaire d’un homme avec son destin ne nous serait jamais parvenu. Le mystère de sa disparition hantera toute une jeunesse éprise comme lui d’idéal, d’aventure et de liberté.

N'en fais pas une histoire, Raymond Carver, Points, 7€40


Il est des œuvres qui ressemblent à une fête entre amis, intime et chaleureuse. Raymond Carver nous convie ici, au gré de ses poèmes, récits de jeunesse et essais littéraires, à la rencontre de ses passions. On découvre un Carver critique, défendant Hemingway contre ses biographes, et qui s’interroge sur l’art d’écrire des nouvelles, domaine où il excellait.

Comment les fourmis m'ont sauvé la vie, Lucia Nevaï, Philippe Rey éditions, 9€
 
 
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Françoise Adelstain


Sa mère l'a baptisée Crane, prénom sioux qui désigne la grue, le grand oiseau migrateur. Et comme, auparavant, cette même mère avait tenté de se débarrasser d"elle, Crane est née défigurée, chétive et bigleuse.
Son histoire commence dans un trou perdu de l'Iowa dans les années 1950. Avec pour parents, un trio minable, qui s"est constitué sur le circuit des prêcheurs itinérants : Big Duck, faux prêcheur et escroc, père fictif de Crane et de son demi-frère ; Tit, superbe femelle qui les a engendrés ; Flat, mère d'une fille dont Big Duck est vraiment le père ! La maisonnée vit dans la crasse et l"indigence, les trois enfants, non scolarisés, sont livrés à eux-mêmes et sous-alimentés en permanence. Leur unique distraction est le passage du train de 21 h 49 à quelques centaines de mètres de chez eux ; et le reste du temps, la contemplation des champs de maïs qui s’étendent à perte de vue.
Jusqu’au jour où déboulent pelleteuses et excavatrices : la modernité est en marche, le trou perdu va devenir une cité lacustre. Crane, rebelle et miraculeusement surdouée, est alors projetée dans une nouvelle vie qui la sauvera de la misère, mais la plongera aussi dans le mensonge et la solitude.
Horizons de pierre, Atahualpa Yupanqui, le temps des cerises, 14€

traduit de l'argentin par Louise Mamiac


Un demi-siècle de ma vie s'est écoulé entre la pampa et la montagne, apprenant la vie des hommes et les infinis événements de cet étrange et passionnant univers argentin. Des traces de langues antiques adhèrent encore aux légendes, comme le quartz à la pierre, comme la lumière au vol de l'oiseau, comme le silence à la mort. Ce récit, qui aujourd'hui a pour titre Horizons de pierre, fut écrit il y a un grand nombre d'années, en une région appelée Tumbaya, dans la province argentine de Jujuy. C'est l'histoire d'un couple de jeunes Kollas, unis par un intense et dramatique amour : Ismaél et Candelaria. Eux-mêmes m'ont raconté leurs vies, leurs travaux, leurs espérances, leurs silences. Ismaél est berger depuis son plus jeune âge, au nord de l'Argentine. Candelaria est née dans les montagnes de Bolivie. Petite fille de solitude et de chemins, je l'ai appelée Senda. Plus d'un demi-siècle a passé. Où peuvent-ils être maintenant ? Je sais seulement que ces souvenirs habitent un lieu sans oubli dans mon vieux coeur fatigué. Atahualpa Yupanqui, 1988




 
 

jeudi 27 mars 2014

nouveautés à la librairie !

Fin de Roman en Patagonie, Mempo Giardinelli, Métailié, 10€
traduit par Bertille Hausberg

Sorti il y a peu de temps, pour les amoureux de la Patagonie et des roadtrips incongrus!

Originaire des zones tropicales du nord-est de l'Argentine, Mempo Giardinelli décide un jour de partir pour l'inconnu : la Patagonie. Il s'embarque à bord d'une vieille Ford Fiesta en compagnie d'un ami, avec un budget de 2000 euros chacun et 40 jours de liberté (car le premier venu, s'il a de l'argent, du temps et un 4X4 peut sans problème traverser la Patagonie !).
Giardinelli espère échapper aux difficultés qu'il rencontre dans l'écriture d'un roman. Ce voyage devient une vraie aventure faite de paysages et de rencontres exceptionnelles, peu à peu l'écrivain se remet à rêver et son roman prend un tour qu'il n'attendait pas. Récit de voyage tissé de morceaux de fiction, d'esquisses d'intrigues, d'amitié, de grandes discussions et de silence, ce livre est une invitation à la découverte de ce bout du bout du monde encore sauvage, en cours de destruction, mais peuplé de gens à l'hospitalité légendaire.

"Grand raconteur d'histoires, Giardinelli, tout au long de ce voyage plein de tendresse, nous fait partager ses rencontres et nous donne un livre délicieux sur une Patagonie qui n'a rien à envier à celle de Chatwin " Luis Sepulveda.


Les enfants d' Erebus, Jean Luc Marcastel, j'ai lu, 12€




Paris, 1935. Un soir, un inconnu débarque chez l'explorateur Armand de Carsac dans l'intention de voir l'obélisque d'Erebus. Jade, sa fille âgée de 16 ans, comprend que cet objet fut ramené de son expédition en Antarctique et que des personnes bien mal intentionnées cherchent à s'en emparer.


L'escalier de mes désillusions, Gary Victor, Philippe Rey édition, 16,50€

En cette fin de soirée de janvier 2010 en Haïti, les convulsions de la terre ont aussi fissuré la vie de l’écrivain Carl Vausier. Redoutant l’annonce de la mort de son ex-femme Jezabel, qu’il continue à aimer en secret, et de sa fille Hanna, il attend dans l’angoisse, assis à côté de sa belle-mère, la mutique Man Hernande. Tandis que tout autour de lui le pays est anéanti, Carl est hanté par des récits qu’il a longtemps tus et qui jaillissent de l’oubli.
Au long de ce texte fiévreux, Carl Vausier plonge dans les profondeurs de son passé pour exhumer des blessures douloureuses, et pour enfin saisir la vérité de l’inaccessible Jezabel. Car dans les abysses de la mémoire gisent parfois des étrangetés qu’un séisme peut réveiller.
Au cours de ce texte fiévreux, Gary Victor plonge dans les profondeurs de la vie d’un homme pour en ramener des blessures aussi secrètes qu’elles sont tenaces et douloureuses. Pour aussi enfin comprendre la vérité de la mystérieuse et inaccessible Jezabel, obsession amoureuse de Carl. Car dans les abysses de la mémoire gisent parfois des étrangetés qu’un séisme peut réveiller.

« Tout comme il existe un cimetière des éléphants, j’ai imaginé un cimetière des récits. Ils sont devenus des fantômes qui se sont mis à me hanter avec insistance quand j’ai commencé à descendre l’escalier de ma vie, un escalier que j’ai découvert pavé de désillusions qui se révélaient au fur et à mesure que les masques des amours s’estompaient. »


Monsieur chat ! David Wiesner, Le genevrier, 15€




Monsieur Chat ignore tous les jouets qu’on lui offre. Par paresse ? Non. Il est tout simplement très exigeant. Dès lors qu’il a le bon jouet, il l’observe, s’en amuse, saute dessus. Aujourd’hui, c’est le cas. Et Monsieur Chat est très excité. Mais pas vraiment par un jouet. Par quelque chose de beaucoup plus intéressant…


Aventures dans le commerce des peaux en Alaska, John Hawkes, points signatures, 11€20


« Voilà le genre d’aventurier qu’il était ? doux, optimiste, inventif, jamais brutal. C’était un artiste de la vie d’aventure. » Après le krach de 1929, l’Oncle Jack, sorte de capitaine Achab déguisé en John Wayne des glaces, quitte le Connecticut et débarque en Alaska avec sa femme Sissy et leur fille Sunny. Avide de grandes aventures, il devient découvreur d’or et éleveur de renards bleus, affronte la nature indomptée du Grand Nord, lutte contre les bêtes sauvages, à la poursuite d’un rêve : retrouver le totem indien représentant Abraham Lincoln, abandonné sur une île sacrée.


 Regarde les lumières mon amour, Annie Ernaux, Seuil, 5€90



Pendant un an, Annie Ernaux a tenu le journal de ses visites à l’hypermarché Auchan du centre commercial des Trois-Fontaines situé en région parisienne. « Voir pour écrire, c’est voir autrement », écrit-elle. On redécouvre en effet à ses côtés le monde de la grande surface. Loin de se résumer à la corvée des courses, celle-ci prend dans ce livre un autre visage : elle devient un grand rendez-vous humain, un véritable spectacle. Avec ce relevé libre de sensations et d’observations, l’hypermarché, espace familier où tout le monde ou presque se côtoie, atteint la dignité de sujet littéraire.


Nue India Journal d'un vagabond, Alexandre Bergamini, arléa, 16€



Au XIXe siècle, certains vagabonds occidentaux voyageaient seuls, à pied, et cherchaient à exister hors désir, hors identité, pour vivre le moment présent.
Voici le journal d’un vagabond d’aujourd’hui qui ressemble au Pasolini de L’Odeur de l’Inde. Il voudrait voyager mais il ne se passe rien de l’ordre du voyage. « Il n’y a rien à visiter ou si peu. Je lave ce qui me reste d’Europe. »
C’est la vie qui se saisit de lui, confus, effrayé, ensorcelé – comme s’il retrouvait un état de l’enfance.
Le voyage commence par l’odeur et par l’effroi devant la pauvreté et le dénuement, la solitude ; il finit par la révélation de l’autre, l’éblouissement de l’autre.
L’Inde nue, qui est l’Inde de ses rêves et de la littérature, l’accompagnera à la source du désir, aux pieds des vagues et des rouleaux du Kérala.

samedi 22 février 2014

Nouveautés du moment

Le Coeur et les Confins, Phébus, Cédric Gras, 11€

Cette histoire m’a été contée mille fois. On la raconte dans tous les trains, dans toutes les gares, sur les quais de chaque port. Elle se propage par les routes d’Asie et les pistes d’Afrique, elle se murmure à la bougie dans les contrées sans électricité, elle court par les sentes des montagnes les plus reculées, elle se confie dans les paradis des cocotiers. Elle connaît autant de déclinaisons que de narrateurs. Elle a frappé les grands explorateurs comme les jeunes premiers. Elle est une expérience en commun à tous ceux qui vibrent à l’appel du lointain. Elle est redoutée comme la peste, repoussée aux calendes grecques, et pourtant, elle est presque inéluctable. »
Des Himalayas à Montevideo, de l’océan glacial Arctique aux steppes de Mongolie, le voyageur ne sera jamais à l’abri de l’amour, que ce soit celui d’un homme pour une femme ou celui d’une famille pour son fils prodigue. Il est « l’un des plus grands périls que réserve la route ». Ce qui pourra faire douter, renoncer ou même ôter toute capacité à jouir de l’ailleurs. L’amour et le voyage seraient-ils définitivement deux pôles incompatibles se déchirant de leurs forces l’explorateur ? Douze nouvelles pour répondre à cette question par l’un des grands globe-trotters de notre temps.

Derniers messages, Stefan Zweig, Omnia, 9€


Ce volume rassemble différents textes que Zweig a eu l'occasion de composer au cours de la dernière décennie de son existence. Plusieurs contributions sont à classer dans le genre autobiographique : L'Histoire de Demain, la Pensée européenne dans son développement historique, La Vienne d'hier (sa dernière conférence prononcée à Paris au théâtre Marigny en avril 1940). Son âme de Viennois y éclate avec force. Le contexte dramatique y ressort avec d'autant plus de force que Zweig mettra fin à ses jours au Brésil en 1942 en raison de la situation politique dramatique.

Karoo, Steve Tesich, points, 8€60


Égoïste et cynique, Saul Karoo ment comme il respire et noie ses névroses familiales dans la vodka. Son métier, script doctor, consiste à dénaturer des chefs-d’œuvre pour les aligner sur les canons hollywoodiens. Quand sa carrière croise celle de Leila Millar, une jeune actrice médiocre, il décide contre toute attente de la prendre sous son aile. Car ils sont liés par un secret inavouable…

Ciel mon Moujik, Sylvain Tesson, points, 6€20

Vous pensiez que votre vocabulaire russe se limitait à « niet » et à « vodka » ? Ce lexique franco-russe vous prouvera le contraire ! La langue de Tolstoï regorge en effet de mots venus de celle de Molière. Après vingt ans passés à explorer la Russie, Sylvain Tesson nous propose un florilège aussi amusant qu’instructif. Il décortique ici l’origine de ces mots insolites qui ont traversé les frontières. Un « ôpouskoûle » indispensable 


Bashô seigneur ermite, l'intégrale des Haïkus, points 9€20



Fils de samouraï, Basho(1644-1694) a vécu de son art et pour son art dans un dénuement choisi. À l’âge de treize ans, il apprend d’un maître du haïku les rudiments du genre puis fonde l’école de Shomon. Ses pérégrinations et ses longs séjours dans des ermitages inspireront son œuvre. Il meurt à Osaka après avoir confié à ses disciples : « La fleur du haïkaï est dans la nouveauté. »

 Mali, ô Mali, E. Orsenna, Stock 21€50

Voulez-vous les dernières nouvelles du Mali ?
Madame Bâ Marguerite se propose de vous y emmener. Cette dame, qui n’est pas humble de nature, se prend pour une Grande Royale, une Jeanne d’Arc africaine. Elle veut libérer son pays des djihadistes et c’est son petit-fils, ex-footballeur devenu griot, qui raconte sa campagne mi-glorieuse, mi-désespérée.
Sur les pas de ce duo, vous rencontrerez les femmes échappées de justesse aux horreurs de la charia. Vous découvrirez l’économie très puissante et très illégale dont vit grassement le Sahara. Vous ferez connaissance avec des petits capitaines, soldats d’opérettes, terrorisés par les combats. Vous tomberez sous le charme de leurs épouses prédatrices, frénétiques de la Visa Premier. Vous remonterez le fleuve Niger en évitant toutes sortes de périls. Vous verrez comment et pourquoi bandits et djihadistes s’entendent comme larrons en foire. Vous saluerez des musiciens et des tisserands, inlassables créateurs des liens qui fabriquent un pays. Vous atteindrez juste à temps Tombouctou pour assister à l’arrivée des Français… Surtout, vous plongerez dans la réalité du Mali, sa vaillance, sa noblesse.
Mali, ô Mali ! Comment ne pas comprendre que ta fragilité est la nôtre ?

mardi 11 février 2014

Nouveauté grand format, maisons d'éditions de qualité !!!

Kéthévane Davrichewy, Quatre murs, Sabine Wespieseur éditeur, 18€


4 ème de couverture: La maison familiale est trop vaste pour une femme seule. En ce jour de déménagement, les quatre enfants, devenus adultes, s’y retrouvent pour la dernière fois. Leur père est mort. Dans les pièces vides qui résonnent, les propos en apparence anodins se chargent de sous-entendus. Ces quatre-là se connaissent trop pour donner le change, d’autant que leur mère, profitant qu’ils soient pour une fois ensemble sans enfants ni conjoints, soulève la question de l’héritage.
Deux ans plus tard, rien n’est résolu : les frères et sœurs ne se parlent plus guère, et surtout pas de leur passé. Sur l’insistance de leur mère, ils ont pourtant accepté de se retrouver en Grèce, le pays de leur origine, dans la maison où l'aîné vient de s'installer.
Ce voyage est, pour chacun d’entre eux, l’occasion de revenir sur l’ambivalence de leurs relations. Comment en sont-ils arrivés là, eux qui étaient tout les uns pour les autres ?
Excellant à pointer la dissonance dans les voix de ses quatre protagonistes, qui chacun livre sa version des faits, Kéthévane Davrichewy, comme si elle assemblait les pièces d’un puzzle, révèle petit à petit les motifs d’un drame familial, et propose une belle variation sur la perte de l’innocence.

Les O'brien, Peter Behrens, philippe Rey édition, 23€



4 ème de couverture: Tout commence en 1887 au fond de l'arrière-pays canadien : à la disparition de son père, le jeune Joe O"Brien, brusquement chef de famille, met tout en oeuvre pour assurer la subsistance des siens. Dur à la tâche, brillant, il comprend vite que rester enterré dans le Pontiac ne lui suffira jamais. Après la mort de leur mère, il organise avec l’aide d’un vieux jésuite le départ de la fratrie pour une nouvelle vie - les filles au couvent, un frère au séminaire, l’autre en Californie et Joe à l’assaut du continent !

Sa rencontre avec l’indépendante Iseult Wilkins donne subitement un sens à sa quête de réussite : de Venice Beach à Montréal en passant par la Colombie-Britannique, Joe ne cessera dès lors d’oeuvrer à l’établissement de son clan.

Parcourant deux guerres mondiales, les années folles, la crise de 1929, le second après-guerre, Les O’Brien est tout à la fois la biographie d’un homme exceptionnel, d’un mariage, d’une famille, et l’histoire extrêmement bien documentée d’un siècle, de l’évolution des mentalités à travers les générations qui s’entrechoquent…

Avec un talent de conteur exceptionnel, Peter Behrens déploie une épopée moderne dans la tradition du grand roman américain.

 Notre quelque part, Nii Ayikwei Parkes, Zulma, 21€




4 ème de couverture:C’est Yao Poku, vieux chasseur à l’ironie décapante et grand amateur de vin de palme, qui nous parle. Un jour récent, une jeune femme rien moins que discrète, de passage au village, aperçoit un magnifique oiseau à tête bleue et le poursuit jusque dans la case d’un certain Kofi Atta. Ce qu’elle y découvre entraîne l’arrivée tonitruante de la police criminelle d’Accra, et bientôt celle de Kayo Odamtten, jeune médecin légiste tout juste rentré d’Angleterre. Renouant avec ses racines, ce quelque part longtemps refoulé, Kayo se met peu à peu à l’écoute de Yao Poku et de ses légendes étrangement éclairantes…
Porté à merveille par une traduction qui mêle français classique et langue populaire d’Afrique de l’Ouest, ce roman époustouflant nous laisse pantelants, heureux de la traversée d’un monde si singulier.

jeudi 6 février 2014

Nouveautés du 06 Février ...

 La Mort suspendue, Joe Simpson, Points aventure, 7€ (disponible à la librairie)

Classique de la littérature alpine
En 1985, accompagné de son ami Simon Yates, Joe Simpson entreprend l’ascension du Siula Grande (6 334 mètres) dans les Andes. Lors de la descente, Joe chute et se retrouve suspendu dans le vide : sa vie ne tient plus qu’à la corde qui le relie à son équipier. Simon sait que s’il ne coupe pas cette corde, il sera lui aussi condamné. Il finit par s’y résoudre et son compagnon disparaît. Contre toute attente il survivra… Cette aventure effrayante et extraordinaire, Joe Simpson nous la livre dans ce texte bouleversant sur la souffrance et le courage.

Traduit de l’anglais par Dominique Vulliamy 
 
Régime sec, Dan Fante, points édition, 5€90, (disponible à la librairie)
 
Dans les rues de L.A. plombées par le soleil, Dan, alcoolique et écrivain, fait le taxi pour se payer sa prochaine cuite. Sur sa banquette arrière défilent les paumés de la Cité des Anges : zoophiles, stars déchues et désaxés de tous bords. La nuit, entre deux fulgurances poétiques et une ligne de coke, il jure de devenir sobre, de se consacrer à l’écriture… et vide sa bouteille de whisky !
 
 Traduit de l’anglais (États-Unis) par Léon Mercadet
 
La piste mongole, Christian Garcin, points édition, 7€80 (disponible à la librairie)

En quête de son ami Eugenio, journaliste disparu sur les traces d’un géographe sibérien, Rosario rencontre des personnages peu ordinaires : une apprentie chamane, une Sibérienne capable de voir l’invisible, un Chinois qui maîtrise ses rêves... De Oulan Bator à Pékin, du lac Baïkal aux montagnes mongoles, les mondes se chevauchent, les histoires se répondent, et l’imagination n’a pas de limites.
 
 

Portrait de l'aventurier T.E. Lawrence, Malraux, Von Salomon, Roger Stéphane, Jean-paul Sartre, point édition, 6€30 (disponible à la librairie)

 
 Qu’ont en commun Lawrence d’Arabie, l’écrivain André Malraux et le conspirateur prussien Von Salomon ? « Peut-être s’agit-il des derniers hommes d’action », répond Roger Stéphane. Dans cet essai, il confronte ces trois destins exceptionnels que tout semble opposer et brosse, à partir de leurs similitudes, un portrait de l’Aventurier des temps modernes. Réflexion sur l’action et l’engagement, la vie et la mort, ce livre est l’un des grands classiques de « l’esprit d’aventure » qui ne cesse d’animer les hommes.
 
 
 
 
 

mardi 17 décembre 2013

Slow is fast

Mercredi 18 décembre (20h15): Dernière animation de l'année 2013, projection de la vidéo SLOW IS FAST réalisé par Dan Malloy, Kanoa Zimmerman et Kellen Keene.

Dan Malloy et ses comparses décident de longer la côte californienne pour surfer. Rien de plus banal sauf que ceux ci ont décidé de la faire de manière écologique c'est à dire en vélo.

De spot en spot en passant voir des amis artisans: paysans qui fabriquent ou cultivent la terre à la seule force de leurs mains et de façon non polluante...



entrée gratuite, nombre de place limitée




jeudi 5 décembre 2013

lecture rencontre avec Hervé Bellec




Samedi prochain, 7 décembre, à partir de 16 heures, le romancier-voyageur Hervé Bellec sera au café-librairie La Lettre thé, 9 place de Viarmes, à Morlaix, pour une rencontre-lecture avec les lecteurs.  
Le romancier s'est fait connaître dans la littérature bretonne en 1990 par la publication, aux éditions Bretagnes, du récit de son voyage-pèlerinage à pied de Brest à Compostelle, sous le titre " Garce d'étoile". Devenu mythique, ce récit épique est régulièrement réédité depuis. 
L'écrivain, qui vit aujourd'hui à Landerneau, a publié une vingtaine d'ouvrages, nouvelles, récits de voyages, dont "Les sirènes du Transsibérien" (Géorama) et "Sur les pas de Stevenson" (Editions Ouest-France), et des romans, dont l'emblématique et bouleversant "La nuit blanche". Cet ouvrage poignant et inoubliable a obtenu le prix littéraire Edouard et Tristan Corbière, distinction qui lui avait été remise à la mairie de Morlaix par les écrivains Michel Mohrt et Philippe Le Guillou.
Hervé Bellec est professeur d'histoire-géographie dans un lycée brestois. Il collabore aussi régulièrement aux revues Armen et Hopalà et Le Télégramme a publié ces dernières années plusieurs de ses récits de voyages. 

Particulièment à l'honneur au cours de cette rencontre, le dernier ouvrage d'Hervé Bellec " Les Monts d' Arrée",  avec des photos de Jean-Yves Guillaume, paru récemment, et "Les sirènes du Transsibérien", récit de son voyage hivernal en train de Moscou à Vladivostock. L'auteur pourrait aussi évoquer ses derniers livres de nouvelles,  dont " Un bon dieu pour les ivrognes" (Coop-Breizh) et "Dites à ma femme que je ne suis pas là " (Dialogues).  
Après la lecture de textes, Hervé Bellec sera disponible pour rencontrer les personnes intéressées et dédicacer ses ouvrages.
Entrée libre, bien sûr,  à la librairie La Lettre thé,  à partir de 16 heures.

Information et réservation souhaitable (pour la lecture) au 02 56 45 54 06